La fatigue dans la sclerodermie

La fatigue dans la sclerodermie

Il est évident, dès qu’on écoute les malades, que la fatigue fait partie des conséquneces invalidantes de la sclérodermie.

Comme dans beaucoup de maladies auto-immunes, un fond de fatigue permanente avec des coups de pompe survenant brutalement sans raison apparente est d’observation courante.

Il peut s’y surajouter une fatigue due à l’état moral plus ou moins éprouvé de ces malades. Si le soutien psychologique de l’entourage et du corps médical est insuffisant, un avis psychiatrique peut être très utile. Les traitements anxiolytiques et antidépresseurs ne sont pas contre-indiqués

Certains médicaments peuvent occasionner une certaine fatigue qui disparaîtra avec leur arrêt

Il ne faut pas oublier que la fatigue est le symptôme le moins spécifique en médecine, et qu’elle peut avoir de nombreuses causes. Il faudra en particulier se méfier d’infections opportunistes (favorisées par l’amaigrissement et l’éventuel usage de corticoïdes ou d’immuno-suppresseurs)

Les troubles du sommeil, les cancers cachés, les lymphomes, les endocardites et autres vascularites sont de diagnostic clinique d’abord.

On vérifiera systématiquement le taux d’hémoglobine, le taux de créatinine, le taux de calcium et de phosphore, le cortisol et les hormones thyroï diennes

Il faut rappeler qu’il n’y a pas de traitement symptomatique efficace de la fatigue, et que seul le traitement de la cause de la fatigue a une chance de succès.

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