La main sclérodermique

La main sclérodermique

————–Juin 2013: Focus sur les ulcères digitaux

Elle est douloureuse et menacée

Les mains et les doigts sont à placer sous haute surveillance et à protéger du froid (gants), de la sécheresse (crèmes), des blessures, coupures, piqûres ou autres, qui auront du mal à cicatriser, de l’enraidissement (massages, mobilisation active et passive, ergothérapie)

Au début les doigts sont gonflés, boudinés. Puis ils deviennent effilés avec une peau tendue, dure et fragile. Les poils voire les ongles tombent. Des ulcérations douloureuses apparaissent au bout des doigts. Leur cicatrisation est longue. Au pire, l’extrémité du doigt se nécrose. Des perfusion d’iloprost améliorent la cicatrisation; elles sont pénibles et doivent être faites en milieu hospitalier mais le bénéfice se maintient plusieurs mois.

La mobilité des doigts diminue. Au pire, ils restent bloqués en flexion, on ne peut plus les étendre.

Les massages, la rééducation, le port d’attelles la nuit, permettent de préserver le plus possible la fonctionnalité de la main et de lutter contre la douleur. L’ergothérapeute aide à adapter les objets de la vie quotidienne en fonction du handicap. Bien entendu la coopération de la personne et sa volonté pour rester autonome sont indispensables.

Les télangiectasies petites taches rouges dues à la dilatation des petits vaisseaux sont fréquentes ainsi que les calcinoses

Le port de gants chauds limite l’apparition du phénomène de Raynaud. (D’une manière générale, le froid est l’ennemi des sclérodermiques).

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