Caractérisation phénotypique et fonctionnelle des sous-populations lymphocytaires B dans la sclérodermie systémique.

*Ce projet de recherche bénéficie d’une bourse  de recherche du GFRS 2014

Par Alexandra Forestier1,2,3,4, Thomas Guerrier1,4, Sylvain Dubucquoi1,4, Ibrahim Yacoub-Agha1,4,5, Myriam Labalette1,4, David Launay1,2,3,4

1. Université de Lille, UFR Médecine, F-59000 Lille, France
2. CHRU Lille, Pôle Spécialités Médicales et Gérontologie, Département de Médecine Interne et Immunologie Clinique, F-59037 Lille Cedex, France
3. Centre National de Référence Maladies Systémiques et Auto-immunes Rares (Sclérodermie Systémique), F-59037 Lille Cedex, France
4. EA2686, LIRIC, F-59000 Lille, France
5. CHRU Lille, Service des Maladies du Sang, F-59037 Lille Cedex, France

La sclérodermie systémique (SSc) est une maladie invalidante marquée par une fibrose cutanée et systémique sévère, dont la physiopathologie implique une activation des fibroblastes, des cellules endothéliales et du système immunitaire cellulaire et humoral (Fig. 1). Elle constitue un modèle d’étude des processus fibrosants et des liens entre fibrose et immunité.

Fig 1 : Physiopathologie de la SSc Dumoitier et al. Presse Med 2014

Fig 1 : Physiopathologie de la SSc
Dumoitier et al. Presse Med 2014

Au-delà de la production d’auto-anticorps spécifiques, l’immunité humorale adaptative joue un rôle probablement important dans la physiopathologie de la SSc par la production de cytokines pro-inflammatoires et/ou profibrosantes (IL-6, TGFβ) (fig. 2).

Fig. 2 Implication du lymphocyte B dans la SSc Bosello et al. Autoimmun Rev. 2011

Fig. 2 Implication du lymphocyte B dans la SSc
Bosello et al. Autoimmun Rev. 2011

Or, les lymphocytes B sont constitués de différentes populations (Fig. 3) caractérisées par un phénotype distinct et/ou par leur production de cytokines modulant la réponse immunitaire. Leur implication dans la physiopathologie de la SSc n’est pas élucidée.

Fig. 3 : Sous-populations lymphocytaires B : exemple de dot plot obtenu par cytométrie en flux.  Guerrier T.

Fig. 3 : Sous-populations lymphocytaires B : exemple de dot plot obtenu par cytométrie en flux. Guerrier T.

L’objectif de ce travail est de décrire les sous-populations lymphocytaires B chez des patients atteints de SSc en les caractérisant sur le plan phénotypique et fonctionnel, c’est à dire selon leur production de cytokines pro-inflammatoires/pro-fibrosantes ou anti-inflammatoire d’une part et selon leur impact sur les lymphocytes T (activation ou régulation) d’autre part. Mieux connaitre le rôle des sous-populations lymphocytaires B dans cette pathologie pourrait déboucher sur de nouvelles stratégies thérapeutiques.

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