Greffe autologue du tissu adipeux dans le traitement du visage de la Sclérodermie

Titre: Autologous Fat Grafting in the Treatment of Facial Scleroderma

Auteurs:Gheisari M, Ahmadzadeh A, Nobari N, Iranmanesh B, Mozafari N.

Revue: Dermatol Res Pract 2018 Aug 1;2018:6568016. doi: 10.1155/2018/6568016
PMID:

Lien :https://preview.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30154838

Auteur de la veille bibliographique: Pr Laurence Michel (INSERM)

Background : Les patients souffrant d’une Sclérodermie systémique (ScS) ont souvent une atteinte esthétique et fonctionnelle du visage. La sclérose cutanée provoque une microstomie, des plis radiaires péribuccaux et une moindre mimique faciale. Ceci retentit dans les fonctions de la vie quotidienne comme manger, l’hygiène dentaire, la parole et les soins dentaires. Le retentissement esthétique et social est important. La greffe du tissu adipeux a un effet volumateur mais aussi réparateur, du fait de la présence de cellules stromales, appelées adipose-derived stem cells (ASCs). Cet article évalue son intérêt dans le traitement de la face des patients atteints de ScS avec handicap du visage.

Lire la suite…

Distribution des télangiectasies sur l’ensemble du corps au cours de la ScS…

Titre: Whole-Body Distribution and Clinical Association of Telangiectases in Systemic Sclerosis

«Distribution des télangiectasies sur l’ensemble du corps au cours de la sclérodermie systémique et association de ce paramètre aux autres manifestations cliniques de la maladie.

Auteurs:Jouvray M, Launay D, Dubucquoi S, Sobanski V, Podevin C, Lambert M, et al

Revue: JAMA Dermatology. 2018 Jul 1;154(7):796.
PMID:29799952

Lien :https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29799952

Auteur de la veille bibliographique: Dr Alain LESCOAT (Rennes)

 

Introduction : Les télangiectasies font désormais partie des critères de la classification ACR/EULAR 2013 de la sclérodermie systémique (SSc). La présence de télangiectasies est un marqueur associé à la présence d’hypertension pulmonaire précapillaire (HTAP) et utilisé dans l’algorithme de dépistage DETECT-PAH. Ce travail publié dans le numéro de juillet 2018 de JAMA dermatology explore deux questions cliniques très concrètes concernant les télangiectasies au cours de la SSc : le nombre total de télangiectasies cutanées sur l’ensemble du corps est-il un marqueur de la sévérité de la vasculopathie associée à la maladie et, peut-on simplifier ce décompte des télangiectasies en le restreignant à certaines zones du corps sans perdre en pertinence clinique ?

Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale monocentrique incluant 106 patients atteints de SSc définie selon les critères ACR/EULAR 2013 de la maladie. Le nombre de télangiectasies réparties sur l’ensemble du corps était spécifiquement évalué par un même observateur. Les autres caractéristiques cliniques de la maladie étaient évaluées de manière simultanée (au moins dans l’année précédant le compte des télangiectasies). La présence d’une HTAP était en particulier évaluée selon les recommandations actuelles (cathétérisme cardiaque droit confirmant la présence ou non d’une hypertension artérielle pulmonaire pré-capillaire en cas de données échographiques invitant à la réalisation du cathétérisme).Il s’agit d’une étude transversale monocentrique incluant 106 patients atteints de SSc définie selon les critères ACR/EULAR 2013 de la maladie. Le nombre de télangiectasies réparties sur l’ensemble du corps était spécifiquement évalué par un même observateur. Les autres caractéristiques cliniques de la maladie étaient évaluées de manière simultanée (au moins dans l’année précédant le compte des télangiectasies). La présence d’une HTAP était en particulier évaluée selon les recommandations actuelles (cathétérisme cardiaque droit confirmant la présence ou non d’une hypertension artérielle pulmonaire pré-capillaire en cas de données échographiques invitant à la réalisation du cathétérisme).

Résultats: Sur les 106 patients évalués, 98 présentaient, au moins, une télangiectasie (quelle que soit la taille) et 55 présentaient au moins une télangiectasie de plus de 5 mm. Le nombre total de télangiectasies sur l’ensemble du corps était en particulier corrélé au nombre de télangiectasies comptées sur le visage (r=0,89 ; p<0.001), sur les membres supérieurs (r=0,87 ; p<0.001) et sur les mains (r=0,77 ; p<0.001).
Après ajustement sur l’âge, le sexe, le tabagisme, la durée de la maladie, l’atteinte cutanée (limitée vs diffuse) et le type d’autoanticorps, un nombre plus élevé de télangiectasies était associé à une durée de la maladie plus grande, à des scores plus élevés d’activité de la maladie (EUSTAR et Medsger), à une DLCO inférieure à 60%, à des valeurs de PAPs plus élevées, aux stades actif et tardif en capillaroscopie, à un antécédent d’embolie pulmonaire, à des taux plus élevés de CRP, à des taux plus élevés d’endogline soluble et à la présence d’une HTAP (retrouvée chez 12 patients soit 11,3% de la population étudiée). Il n’y avait par contre pas d’association entre le nombre de télangiectasies et l’antécédent d’ulcère digital.
L’analyse multivariée évaluant plus spécifiquement les facteurs de sévérité de la vasculopathie retrouvait une association indépendante et significative du nombre total de télangiectasies avec le sexe masculin, l’antécédent d’embolie pulmonaire, un débit de filtration glomérulaire plus faible, des taux plus élevés d’endogline soluble et la présence d’une HTAP.
L’analyse des courbes ROC confirmait la pertinence du nombre total de télangiectasies comme facteur déterminant la présence d’une HTAP en cathétérisme cardiaque droit (Aire sous la courbe / AUC à 0,77 ; IC95% 0,57-0,88). Le nombre de télangiectasies présentes seulement sur les mains et le visage restait pertinent pour prédire la présence d’une HTAP en cathétérisme cardiaque droit (AUC à 0,81 ; IC95% 0,57-0,91).

Conclusion : Le nombre total de télangiectasies évaluées sur l’ensemble du corps est un marqueur vasculaire, en particulier associé à la présence d’une HTAP. La majorité des télangiectasies était retrouvée sur le visage, la partie supérieure du tronc et les mains. Le décompte restreint des télangiectasies situées sur le visage et les mains semblait pertinent pour prédire la présence d’une HTAP au cathétérisme cardiaque droit. Cette étude transversale renforce donc l’importance du nombre de télangiectasies comme marqueur de sévérité de la vasculopathie sclérodermique et suggère en particulier d’être vigilant quant au risque d’HTAP chez les patients présentant un grand nombre de télangiectasies, bien que l’effectif restreint de patients avec HTAP ne permette pas ici de fixer un nombre de télangiectasies comme seuil à risque.

Le modèle SPAR, modèle prédictif d’aggravation de pneumopathie interstitielle diffuse dans la sclérodermie systémique

Titre original: Prediction of progression of interstitial lung disease in patients with systemic sclerosis: the SPAR model

«État symptomatique acceptable pour le patient » et différence minimale cliniquement importante pour les résultats déclarés par le patient dans la sclérodermie systémique: Une analyse secondaire d’un essai contrôlé randomisé comparant la physiothérapie personnalisée aux soins habituels.

Auteurs:: Wanlong Wu, Suzana Jordan, Mike Oliver Becker, Rucsandra Dobrota, Britta Maurer, Håvard Fretheim, Shuang Ye, Elise Siegert, Yannick Allanore, Anna-Maria Hoffmann-Vold, Oliver Distler.

Revue: Annals of the Rheumatic Diseases

Auteur de la veille bibliographique: Dr Benjamin Chaigne
Lien: https://www-ncbi-nlm-nih-gov.gate2.inist.fr/pubmed/29875097

Contexte:
L’histoire naturelle de la pneumopathie interstitielle diffuse (PID) associée à la sclérodermie systémique (PID-ScS) est hétérogène. Certains patients ont une atteinte modérée persistante tandis que d’autres patients vont s’aggraver rapidement. Identifier les patients à risque d’aggravation est un challenge et un objectif encore non résolu dans la ScS. Ainsi, la recherche de biomarqueur ou de modèle permettant d’identifier ces patients est pertinente

Lire la suite…

État symptomatique acceptable et différence minimale cliniquement importante pour les critères de jugement rapportés par le patient dans la sclérodermie systémique: analyse secondaire d’un essai contrôlé randomisé comparant un programme personnalisé de rééducation aux soins usuels

Titre: Patient acceptable symptom state and minimal clinically important difference for patient-reported outcomes in systemic sclerosis: A secondary analysis of a randomized controlled trial comparing personalized physical therapy to usual care.

«État symptomatique acceptable pour le patient » et différence minimale cliniquement importante pour les résultats déclarés par le patient dans la sclérodermie systémique: Une analyse secondaire d’un essai contrôlé randomisé comparant la physiothérapie personnalisée aux soins habituels.

  1. Camille Daste, François Rannou, Luc Mouthon, Katherine Sanchez, Alexandra Roren, Vincent Tiffreau, Éric Hachulla, Philippe Thoumie, Jean Cabane, Emmanuel Chatelus, Jean Sibilia, Serge Poiraudeau, Christelle Nguyen.

Revue: Seminars in Arthritis and Rheumatism

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29685482

Auteur de la veille bibliographique: Christelle Nguyen

Contexte : Les traitements symptomatiques occupent actuellement une place centrale dans la prise en charge des patients et les critères de jugement utilisés pour évaluer l’efficacité d’un traitement s’appuient, au moins partiellement, sur leur point de vue. Les échelles d’évaluation auto-administrées ou Patient-Reported Outcome (PRO) sont de plus en plus fréquemment utilisées et permettent de quantifier ce point de vu. Pour apprécier la pertinence clinique d’un résultat, 2 critères de réponses ont été développés à partir de la perception qu’a le patient  de son état de santé : l’état symptomatique acceptable ou Patient Acceptable Symptomatic State (PASS) et la différence minimale cliniquement pertinente ou Minimal Clinically Important Difference (MCID). Le PASS est défini comme le niveau de symptôme en deçà duquel le patient considère son état de santé comme acceptable et se rapproche du concept de faible niveau d’activité de la maladie, le MCID est défini comme la plus petite différence dans un score que le patient considère comme importante et correspond au concept d’amélioration de l’état de santé. L’objectif de ce travail a été d’estimer ces seuils pour 5 PRO fréquemment utilisés pour évaluer les patients sclérodermiques en pratique clinique et les essais thérapeutiques.

Méthodes : Il s’agit d’une analyse secondaire de l’essai multicentrique SCLEREDUC, dont l’objectif était de comparer à 1 an l’efficacité d’un programme de rééducation personnalisé aux soins courants dans la sclérodermie systémique. 220 patients souffrant de sclérodermie systémique (≥ 18 ans, selon les critères de l’American College of Rheumatology de 1980 et/ou les critères de Leroy et Medsger) et avec un score HAQ ≥ 0,5 et/ou une microstomie et/ou au moins une atteinte articulaire ont été inclus (112 dans le groupe “Rééducation” et 108 dans le groupe “Soins courants”). Les patients ont complété 6 questionnaires de type PRO à l’inclusion et à 12 mois :  le Medical Outcomes Study 36-Item Short Form (SF-36) pour la qualité de vie, le Health Assessment Questionnaire (HAQ) et le Scleroderma Health Assessment Questionnaire (sHAQ) pour les limitations d’activité globale, le Cochin Hand Function Scale (CHFS) pour les limitations d’activité localisées à la main, le McMaster-Toronto Arthritis Patient Preference Disability Questionnaire (MACTAR) pour les limitations d’activité prioritaires et l’Échelle Visuelle Analogique (EVA) pour la douleur. Les seuils pour le PASS et le MCID à 12 mois pour le HAQ, le sHAQ, le CHFS et le MACTAR ont été évalués à l’aide de 2 questions d’ancrage issues du questionnaire SF-36. Pour le PASS, les patients évaluant leur état de santé comme étant “excellent”, “très bon” ou “bon”, à la question 1 du SF-36, ont formé le groupe “état symptomatique acceptable”, et le seuil du PASS a été  défini dans ce groupe comme le 75ème percentile de la distribution de chaque PRO avec son intervalle de confiance à 95% (IC95%). Pour le MCID, les patients évaluant leur état de santé comme étant “un peu meilleur qu’il y a 1 an”, à la question 2 du SF-36, ont formé le groupe “amélioration minimale cliniquement importante” et le seuil pour le MCID a été défini dans ce groupe comme la moyenne, avec sa déviation standard (DS), du changement à 1 an dans le score de chaque PRO.

Résultats : Les réponses pour les 2 questions d’ancrage étaient disponibles pour 151/220 (68,6%) des patients. Les seuils pour le PASS (IC 95%) et le MCID (moyenne [DS]) à 12 mois étaient respectivement de 53,8 (34,0 à 68,0) et -6,7 (32,0) pour l’EVA douleur (cotée de 0 à 100), 1,4 (1,1 à 1,6) et -0,2 (0,5) pour le score HAQ (coté de 0 à 3), 1,3 (1,1 à 1,6) et -0,1 (0,5) pour le score sHAQ (coté de 0 à 3),  26,0 (17,0 à 37,0) et -3,4 (9,9) pour le CHFS (coté de 0 à 90) et 19,4 (17,2 à 21,9) et -5,7 (6,8) pour le MACTAR (coté de 0 à 30).

Limites : Il existe des limites méthodologiques à cette étude, liée à son caractère post-hoc, notamment concernant le choix des questions d’ancrage qui ne correspondent  pas aux  formulations actuellement recommandées. Les résultats sont toutefois cohérents avec ceux décrits dans la littérature dans la sclérodermie systémique ou les autres maladies ostéo-articulaires.

Conclusion : Cette étude a permis d’estimer les seuils du PASS et du MCID pour les principaux critères d’évaluation rapportés par les patients atteints de sclérodermie systémique. Ces seuils peuvent être utilisés pour le suivi clinique des patients et dans les essais thérapeutiques pour dichotomiser les résultats en “succès/échecs” selon des critères cliniquement pertinents.

Perspective : Confirmation des résultats dans une cohorte prospective.

 

Facteurs prédictifs de morbidité et mortalité de la sclérodermie systémique de diagnostic précoce

Titre:  Predictors of morbidity and mortality in early systemic sclerosis: Long-term follow-up data from a single-centre inception cohort.

Facteurs prédictifs de morbidité et mortalité de la sclérodermie systémique  (SSc) de  diagnostic précoce: données de suivi à long terme d’une cohorte constitutive d’un centre.

  1. Panopoulos, VK Bournia, G Konstantonis, K Fragiadaki, PP Sfikakis, MG Tektonidou.

Revue: Autoimmunity Reviews, 2018 in press.

Auteur de la veille bibliographique:  Dr Elisabeth Diot

Résumé:

– Objectifs: déterminer les facteurs prédictifs de morbidité et mortalité sur un suivi à long terme d’une cohorte de SSc nouvellement constituée.

 Méthode-Patients: Evaluation des manifestations cliniques, biologiques et fonction respiratoire au diagnostic de la SSc comme facteurs prédictifs de morbi-mortalité à 3, 6 et 9 ans chez des patients recrutés dans les 12 premiers mois de leur maladie

– Résultats: 115 patients (97 femmes, âge moyen 48 ans, 54 formes diffuses) ont été inclus. Une analyse en régression multivariée a permis de retrouver comme facteurs prédictifs au diagnostic, d’une atteinte pulmonaire fibrosante à 6 ans : une forme diffuse (OR : 4,4, p= 0,033), la présence d’ulcères digitaux  (OR : 7,9, p= 0,014) et une atteinte oesophagienne (OR : 4,79, p= 0,038). Une arythmie initiale est prédictive d’une hypertension pulmonaire, ( OR : 6,05, p= 0,022)  tandis que l’âge au diagnostic (OR : 1,12, p= 0,002) et la présence d’anti-scl70  (OR : 4,3, p= 0,038) sont prédictifs d’une arythmie à 6 ans. Au cours du suivi de 101,8 mois, 23/115 patients sont décédés. L’analyse en modèle de Cox a permis de mettre en évidence 6 facteurs indépendants prédictifs de mortalité présents au diagnostic: l’âge (45-59 ans (HR : 3,0, p= 0,098), >60 ans ( HR : 4,3, p= 0,073), le sexe masculin ( HR : 3,63, p=0,025), la forme diffuse (HR : 2,83, p= 0,095), une fibrose pulmonaire ( HR : 3,7, p= 0,032), une hypertension artérielle pulmonaire ( HR : 7,49, p= 0,008) et une DLCO basse ( HR : 3,17, p= 0,035). La mortalité à 3 et 6 ans était de 14% et 24 % pour les patients ayant 3 facteurs indépendants et de 46% et 53% pour ceux en ayant respectivement 4 à 6. 

– Conclusion: Cette étude souligne la présence de phénotypes au diagnostic de la SSc prédictifs de morbi-mortalité au cours de la SSc, permettant ainsi une aide à la décision thérapeutique

 

 Commentaires personnels : points forts : recrutement et évaluation monocentrique des patients au diagnostic précoce de la SSc. Points faibles : petite cohorte, pas de prise en compte des traitements dans l’analyse des données. Se positionne plutôt comme une étude pilote

 

Pubmed: http://doi.org/10.1016/j.autrev.2018.02.008

Tabac et Sclérodermie Systémique : une étude longitudinale du groupe EUSTAR

Titre article original : Smoking in Systemic Sclerosis: a Longitudinal European Scleroderma Trials and Research Group Study.

Nom auteurs : Jaeger VK, Valentini G, Hachulla E, Cozzi F, Distler O, Airó P, et al.
Arthritis & Rheumatology (Hoboken, NJ). 2018 May 21.

rédacteur de la veille bibliographique: Dr Sébastien SANGES (Lille) ,Résumé fait par la filière FAI2R

Les effets de l’intoxication tabagique sur la sévérité et le pronostic de la sclérodermie systémique (SSc) sont mal connus, les données de la littérature étant contradictoires. Le groupe de travail EUSTAR se propose ainsi de répondre à cette question dans cette large étude longitudinale multicentrique. Lire la suite…

Le type d’auto-anticorps et l’atteinte cutanée des patients atteints de sclérodermie systémique permettent de définir des sous-groupes à haut risque ou à faible risque de cancer

Titre article original : Autoantibodies and scleroderma phenotype define subgroups at high-risk and low-risk for cancer

Nom auteurs : Igusa T, Hummers LK, Visvanathan K, Richardson C, Wigley FM, Casciola-Rosen L, Rosen A, Shah AA

rédacteur de la veille bibliographique: Dr Alain LESCOAT (Rennes) ,Résumé fait par la filière FAI2R

 

Lien: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29678941

2018 Apr 20. pii: annrheumdis-2018-212999. doi: 10.1136/annrheumdis-2018-212999.

Introduction:

Un risque accru de cancer est décrit au cours de la sclérodermie systémique (ScS) et ceci, en particulier, chez les patients positifs pour les anticorps anti-ARN polymérase de type III (anti ARN pol III). Les patients négatifs à la fois pour les anticorps anti-centromères (C), anti-Scl70/anti-Topo 1 (T) et Anti ARN pol III (P) (dits CTP-négatifs) auraient également un risque plus important de cancer. Ces résultats sont, le plus souvent, issus de données de cohortes comparant les patients sclérodermiques entre eux.

Lire la suite…

Characterization of inflammatory cell infiltrate of scleroderma skin: B cells and skin score progression

Titre article original : Characterization of inflammatory cell infiltrate of scleroderma skin: B cells and skin score progression

Nom auteurs : Bosello S, Angelucci C, Lama G, Alivernini S, Proietti G, Tolusso B, Sica G, Gremese E, Ferraccioli G

rédacteur de la veille bibliographique:  Pr Laurence Michel , 1 mai 2018

 

Lien: https://www-ncbi-nlm-nih-gov.gate2.inist.fr/pubmed/29669578

PMID: 29669578

Revue : Arthritis Res Ther. 2018 Apr 18;20(1):75./ doi: 10.1186/s13075-018-1569-0.

Contexte:

Les cellules mononucléées cutanées sont fréquemment détectées sur les coupes histologiques de sclérodermie systémique (SSc).  Des études antérieures ont clairement  montré une augmentation du nombre de mastocytes, des macrophages et des lymphocytes T  en particulier dans les premiers stades de la SSC. En outre, les analyses de microarray dans les poumons et dans la peau des patients atteints de sclérodermie indique une surexpression des gènes associés aux macrophages.

À ce jour, bien que plusieurs études décrivent la présence d’un infiltrat de lymphocytes B dans la ScS, la caractérisation de ces derniers dans la peau lésée sclérodermique est encore mal définie. Toutefois, des résultats encourageants ont récemment suggéré que l’utilisation d’un anticorps monoclonal anti-CD20 (rituximab) pouvait être efficace pour le traitement de la sclérodermie précoce, progressive et diffuse, suggérant un rôle des cellules B dans la pathogenèse de la maladie au stade précoce.

L’objectif de cette étude était d’étudier la fréquence et la distribution de l’infiltrat cellulaire inflammatoire dans deux séries de biopsies cutanées de peau cliniquement affectée et non affectée chez des patients atteints de sclérodermie systémique et de tester la corrélation entre l’infiltrat cellulaire et la progression de la maladie en caractérisant l’infiltrat en fonction de la durée de la maladie, des caractéristiques cliniques des patients et de la modification du score cutané après 6 mois.

Lire la suite…

Facteurs prédictifs de la progression du score de Rodnan chez les patients atteints de formes cutanées diffuses précoces de sclérodermie systémique : données de l’observatoire ESOS

D’après Herrick AL, Peytrignet S, Lunt M, Pan X, Hesselstrand R, Mouthon L, et al. Patterns and predictors of skin score change in early diffuse systemic sclerosis from the European Scleroderma Observational Study. Ann Rheum Dis. (in press). (PubMed)
Rédacteur : Dr Sébastien SANGES (Lille)

À l’heure actuelle, les facteurs prédictifs d’une évolution défavorable du score de Rodnan chez les patients atteints de formes cutanées diffuses précoces de sclérodermie systémique (SSc) ne sont pas clairement établis. Identifier les patients à risque de progression rapide est cependant d’une importance cruciale, non seulement pour optimiser leur prise en charge au quotidien, mais aussi pour recruter les populations les plus pertinentes dans les essais thérapeutiques. Les auteurs ont tiré parti des données recueillies dans le cadre de l’observatoire ESOS (European Scleroderma Observational Study) afin de tenter de répondre à cette question.

Lire la suite…

Symptômes œsophagiens et leur absence d’association avec la manométrie de haute résolution chez les patients ayant une sclérodermie systémique

Titre article original : Esophageal symptoms and their lack of association with high-resolution manometry in systemic sclerosis patients

Nom auteurs : Arana-Guajardo AC, Barrera-Torres G, Villarreal-Alarcón MÁ, Vega-Morales D, Esquivel-Valerio JA

rédacteur de la veille bibliographique: Pr Brigitte GRANEL (Marseille)

Lien: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29073351

Revue: Reumatol Clin 2017, Dec. 16

Le tube digestif est le second organe touché au cours de la Sclérodermie systémique (ScS), après l’atteinte cutanée. L’ensemble du tube digestif peut être atteint. Elle est caractérisée par des troubles moteurs œsophagiens (75–90%), une atteinte gastrique (50%), du grêle (40–70%), du colon (20–50%) et anorectale (50–70%). La mortalité attribuable à l’atteinte digestive est de 6–12%. La morbidité est importante avec un risque d’atteinte interstitielle pulmonaire, de perte de poids, de dénutrition, d’endobrachy-oesophage et sa progression vers l’adénocarcinome.

Lire la suite…