5ème Journée de la Sclérodermie des Centres de Référence des Maladies Auto-Immunes Systémiques Rares

5ème Journée de la Sclérodermie des Centres de Référence des Maladies Auto-Immunes Systémiques Rares
Comité d’organisation : Yannick ALLANORE, Éric HACHULLA, David LAUNAY, Luc MOUTHON

 

 

VENDREDI 16 NOVEMBRE 2018 DE 10H À 16H00

PARIS – UNIVERSITÉ PARIS DESCARTES Pavillon 3 Rez-de-chaussée 15 rue de l’École de Médecine – 75 005 Paris

Modérateurs : Dr Marie-Élise TRUCHETET et Pr Luc MOUTHON

10H00 – 10H30 Revue de la littérature des 12 derniers mois Dr Sébastien SANGES (20 minutes + 10 minutes de discussion)
10H30 – 11H00 SCOT versus ASTIS : quel bon protocole pour pour quels patients et ScS
Pr. Dominique FARGE (15 minutes + 15 minutes de discussion)
11H 00– 11H30 Y a-t-il une place pour les IgIV dans la ScS ? Pr. Luc MOUTHON (20 minutes + 10 minutes de discussion) 11H30 – 12H00 Rituximab et ScS : donnée de la base EUSTAR Pr. Yannick ALLANORE (20 minutes + 10 minutes de discussion)
12H00 – 12H15 Parole à l’Association des Sclérodermiques de France (ASF)
Mme Dominique GODARD (10 minutes + 5 minutes de discussion)

12H15 – 13H15 Buffet sur place

Modérateurs : Pr Christian AGARD et Pr Brigitte GRANEL

13H15 – 13H30 Filière FAI²R : Bilan 4 ans après sa création Dr. Hélène MAILLARD (10 minutes + 5 minutes de discussion)
13H30 – 14H00 Protocoles thérapeutiques industriels en cours et premiers résultats 2018
Dr. Jérôme AVOUAC (20 minutes + 10 minutes de discussion)
14H00 – 14H30 Traitement des atteintes digestives Pr. Yoram BOUHNIK (20 minutes + 10 minutes de discussion) 14H30 – 15H00 Sclérodermie systémique et cancer Dr. Vincent SOBANSKI (20 minutes + 10 minutes de discussion)
15H00 – 15H30 Quand demander des explorations macrovasculaires chez un patient ScS avec UDs et qu’en faire ?
Dr. Alain LESCOAT (20 minutes + 10 minutes de discussion)
15H30 – 16H00 Questions-Réponses

Characterization of inflammatory cell infiltrate of scleroderma skin: B cells and skin score progression

Titre article original : Characterization of inflammatory cell infiltrate of scleroderma skin: B cells and skin score progression

Nom auteurs : Bosello S, Angelucci C, Lama G, Alivernini S, Proietti G, Tolusso B, Sica G, Gremese E, Ferraccioli G

rédacteur de la veille bibliographique:  Pr Laurence Michel , 1 mai 2018

 

Lien: https://www-ncbi-nlm-nih-gov.gate2.inist.fr/pubmed/29669578

PMID: 29669578

Revue : Arthritis Res Ther. 2018 Apr 18;20(1):75./ doi: 10.1186/s13075-018-1569-0.

Contexte:

Les cellules mononucléées cutanées sont fréquemment détectées sur les coupes histologiques de sclérodermie systémique (SSc).  Des études antérieures ont clairement  montré une augmentation du nombre de mastocytes, des macrophages et des lymphocytes T  en particulier dans les premiers stades de la SSC. En outre, les analyses de microarray dans les poumons et dans la peau des patients atteints de sclérodermie indique une surexpression des gènes associés aux macrophages.

À ce jour, bien que plusieurs études décrivent la présence d’un infiltrat de lymphocytes B dans la ScS, la caractérisation de ces derniers dans la peau lésée sclérodermique est encore mal définie. Toutefois, des résultats encourageants ont récemment suggéré que l’utilisation d’un anticorps monoclonal anti-CD20 (rituximab) pouvait être efficace pour le traitement de la sclérodermie précoce, progressive et diffuse, suggérant un rôle des cellules B dans la pathogenèse de la maladie au stade précoce.

L’objectif de cette étude était d’étudier la fréquence et la distribution de l’infiltrat cellulaire inflammatoire dans deux séries de biopsies cutanées de peau cliniquement affectée et non affectée chez des patients atteints de sclérodermie systémique et de tester la corrélation entre l’infiltrat cellulaire et la progression de la maladie en caractérisant l’infiltrat en fonction de la durée de la maladie, des caractéristiques cliniques des patients et de la modification du score cutané après 6 mois.

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Calculateur ACR/EULAR 2013

D’après:

  • Van Den Hoogen F et al. Ann Rheum Dis 2013
  • Van Den Hoogen F, et al. Arthritis Rheum 2013

≥9 pts= Sclérodermie systémique

MHISS: La bouche sclerodermique: calculateur

Facteurs prédictifs de la progression du score de Rodnan chez les patients atteints de formes cutanées diffuses précoces de sclérodermie systémique : données de l’observatoire ESOS

D’après Herrick AL, Peytrignet S, Lunt M, Pan X, Hesselstrand R, Mouthon L, et al. Patterns and predictors of skin score change in early diffuse systemic sclerosis from the European Scleroderma Observational Study. Ann Rheum Dis. (in press). (PubMed)
Rédacteur : Dr Sébastien SANGES (Lille)

À l’heure actuelle, les facteurs prédictifs d’une évolution défavorable du score de Rodnan chez les patients atteints de formes cutanées diffuses précoces de sclérodermie systémique (SSc) ne sont pas clairement établis. Identifier les patients à risque de progression rapide est cependant d’une importance cruciale, non seulement pour optimiser leur prise en charge au quotidien, mais aussi pour recruter les populations les plus pertinentes dans les essais thérapeutiques. Les auteurs ont tiré parti des données recueillies dans le cadre de l’observatoire ESOS (European Scleroderma Observational Study) afin de tenter de répondre à cette question.

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5ème congrès mondial de la sclérodermie systémique: Retour sur Bordeaux 2018

Le 5e congrès mondial sur la sclérodermie systémique s’est déroulé à Bordeaux du 15 au 17 février 2018.
Au programme, une cinquantaine de communications orales, plus de 350 communications affichées, des Workshops, des sessions destinées aux patients, et 4 symposium satellite.
Les travaux présentés lors de ce congrès font l’objet d’un numéro spéciale de la revue Journal of Scleroderma and Related Disorders : Volume 3 number 1S 2018 pp.1-284.

 

Les membres du GFRS vous proposent une sélection de résumés de certains travaux originaux qui ont été présentés à cette occasion.

Pr Christian Agard


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SCLERADEC II

L’injection de la fraction vasculaire stromale dérivée du tissu adipeux autologue au niveau des doigts de patients atteints de sclérodermie systémique est une technique développée par l’équipe de Marseille (Pr Brigitte GRANEL) qui fait l’objet d’une évaluation dans le cadre d’un essai randomisé contrôlé versus placébo en double aveugle : étude SCLERADEC II.

EDIT Janvier 2018:les inclusions des 40 patients sont terminées depuis le 19.01.2018. Le suivi des patients est cours. Les résultats de la partie A du protocole sur l’effet de la fraction vasculaire stromale issue du tissu adipeux autologue fraîche devraient être disponibles d’ici fin 2018:

Vous trouverez ici une présentation de cette étude

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SYNOPSIS

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Symptômes œsophagiens et leur absence d’association avec la manométrie de haute résolution chez les patients ayant une sclérodermie systémique

Titre article original : Esophageal symptoms and their lack of association with high-resolution manometry in systemic sclerosis patients

Nom auteurs : Arana-Guajardo AC, Barrera-Torres G, Villarreal-Alarcón MÁ, Vega-Morales D, Esquivel-Valerio JA

rédacteur de la veille bibliographique: Pr Brigitte GRANEL (Marseille)

Lien: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29073351

Revue: Reumatol Clin 2017, Dec. 16

Le tube digestif est le second organe touché au cours de la Sclérodermie systémique (ScS), après l’atteinte cutanée. L’ensemble du tube digestif peut être atteint. Elle est caractérisée par des troubles moteurs œsophagiens (75–90%), une atteinte gastrique (50%), du grêle (40–70%), du colon (20–50%) et anorectale (50–70%). La mortalité attribuable à l’atteinte digestive est de 6–12%. La morbidité est importante avec un risque d’atteinte interstitielle pulmonaire, de perte de poids, de dénutrition, d’endobrachy-oesophage et sa progression vers l’adénocarcinome.

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Traitement des formes précoces de sclérodermie systémique cutanée diffuse par belimumab : étude pilote

Titre article original : Belimumab for the Treatment of Early Diffuse Systemic Sclerosis: Results of a Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Pilot Trial

Nom auteurs : Gordon JK, Martyanov V, Franks JM, Bernstein EJ, Szymonifka J, Magro C, et al.

rédacteur de la veille bibliographique: Dr Sébastien SANGES (Lille)

Lien: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29073351

Revue: Arthritis Rheumatol Hoboken NJ. 2017 Oct 26; (PubMed)

Plusieurs arguments cliniques et fondamentaux suggèrent l’implication du lymphocyte B (LB) dans la physiopathologie de la sclérodermie systémique (SSc). Notamment, les taux sériques de BAFF (B cell activating factor of the TNF family) sont élevés et corrélés au degré d’extension de la fibrose cutanée chez les patients sclérodermiques. Il existe donc un rationnel à l’utilisation du belimumab, anticorps monoclonal anti-BAFF, dans la SSc, dont l’efficacité et la tolérance étaient évaluées dans cette étude pilote américaine.

Il s’agit d’un essai thérapeutique monocentrique, mené en double aveugle, et randomisé contre placebo. Les critères d’inclusion étaient les suivants : diagnostic de SSc conforme aux critères ACR 1980 et ACR/EULAR 2013 ; forme cutanée diffuse selon les critères de Leroy et Medsger ; durée d’évolution < 3 ans à partir du 1er symptôme hors Raynaud ; score de Rodnan modifié (mRSS) ≥ 16 ; âge > 18 ans. Les critères d’exclusion étaient les suivants : DLCO < 30% de la valeur théorique ; FEVG < 50% ; traitement par mycophénolate mofetil (MMF) > 3 mois ; traitement préalable par rituximab ou belimumab ; traitement par prednisone > 10 mg/j.

Au total, 20 patients étaient inclus et recevaient des perfusions de belimumab 10 mg/kg (n=10) ou placebo (n=10) à J0, J15, J30 puis tous les mois pendant 52 semaines, en association avec un traitement de fond par MMF 2 g/j initié 3 mois avant la première perfusion.

Concernant l’efficacité, le critère de jugement principal était l’amélioration du mRSS (Tableau 1). Dans le groupe belimumab, le mRSS médian passait de 27 (écart interquartile 26,5;31) à 18 (11;23) (p=0.039). Dans le groupe placebo, le mRSS médian passait de 28 (22;28) à 21 (14;25) (p=0,023). Le mRSS diminuait donc d’une médiane de -10 (-13;-9) dans le groupe belimumab et de -3,0 (-15;-1) dans le groupe placebo (p=0,411). Dans le groupe belimumab, il y avait 7 patients répondeurs contre 3 dans le groupe placebo (p=0,153). Le critère de jugement principal n’était donc pas atteint. Parmi les critères de jugement secondaire, seuls le score sHAQ-DI et l’EVA Raynaud étaient significativement améliorés à 52 semaines dans le groupe belimumab (Tableau 1).

Concernant la tolérance, le nombre d’adverse events (AE) était comparable dans les 2 groupes (53 pour le belimumab et 56 pour le placebo, p=0,868), dont environ un tiers d’infection (18 pour le belimumab et 16 pour le placebo, p=0,818). Au total, 3 AE justifiaient une hospitalisation (crise d’angoisse, douleur thoracique et dyspnée), tous dans le groupe placebo.

Par ailleurs, les auteurs ont également identifié un certain nombre de gènes exprimés différentiellement dans la peau des patients répondeurs du groupe belimumab. Ceux-ci codent pour des protéines impliquées dans les voies de signalisation du LB et des processus fibrosants.

Les auteurs concluent que cette étude pilote démontre la sécurité du belimumab dans la SSc et sa possible efficacité (à la fois au plan clinique et fondamental), sous réserve d’un petit effectif.

 

Mots clés : belimumab